Je Game Moi Non Plus #16 – Jeu Vidéo Et Histoire (Avec Une Grande Hache) (avec Romain Vincent et Antonin Congy)

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Un des ressorts des jeux vidéo est de piocher de manière généreuse dans l’Histoire. Depuis les années 90 et l’essor des « click n’ play » ou des jeux de stratégie l’inspiration des game designers dans les faits réels de l’Histoire pour créer des histoires n’a eu de cesse de grandir.

Les exemples les plus connus restent les sagas des Metal Gear Solid ou encore plus récemment celle des Assassin’s Creed en passant par d’autres séries classiques telles les Broken Sword (Les chevaliers de Baphomet), les Civilization et la liste est longue.

Dans ce numéro nous avons voulu éviter de céder à la liste et à l’index simple des jeux faisant allusion de manière directe ou non à l’Histoire. Nous nous sommes donc intéressés au traitement de l’Histoire dans les jeux vidéo et à son évolution au fil du temps. Dans cette tâche « historique » nous nous sommes entourés des « maitres Capello de l’Histoire », les cautions morales de l’émission.

Un “habitué” de l’émission vu qu’il intervenait déjà sur notre Time Extended 3 qui traitait d’Assassin’s Creed et du rapport à l’Histoire justement. Romain Vincent enseignant en Histoire et créateur d’un concept où il décrypte les jeux vidéo s’inspirant de l’Histoire et la manière dont ils sont dépeints comparativement aux faits historiques réels. Pour vous faire une idée du potentiel du monsieur on vous renvoie vers sa chaine JNS retro et son émission Brassé Maison qui s’intéresse aux « homebrews » et jeux indépendants.

Notre second invité, Antonin Congy, enseignant de culture générale et de théorie du jeu à l’école ISART Digital à Paris et responsable pédagogique en Game Design. Il a également travaillé dans les studios Asobo, Kheops et Mindscape.

Au programme donc de l’émission une typologie des jeux « historiques ». Pour tout savoir sur les jeux vidéo dont l’action est contemporaine ou non au déroulement, les uchronies, dystopies et autres proto-histoires

Nous poursuivons avec le traitement de l’Histoire dans le jeu vidéo et comment les créatifs s’accommodent de leur matière première. Rendue telle quelle ? Remaniée scénaristiquement ? Morceaux de moments épiques injectés à même le jeu ? Autant de jeux que de cas de figure.

Enfin nous avons voulu discuter de l’incidence de ces productions vidéoludiques et de leur impact sur l’imaginaire collectif. Faut-il véhiculer des clichés pour attirer l’œil de joueurs étrangers sur un pays qui n’est pas le leur ? Etre au contraire dans un traitement rigoureux de l’Histoire au risque d’ennuyer le gamer ? Et quid des « biais culturels » qui bien souvent permettent de mettre fin à une discussion sur les représentations de chacun sur son Histoire et l’Histoire du voisin.

Bref on en a fait toute une histoire et on vous laisse livrer la votre en commentaire !

Crédit d’illustration : Assassin’s Creed IV : Black Flag

Crédits audio : Metal Gear Solid 3 : Main Theme (Harry Gregson Williams) / Assassin’s Creed 2 : Ezio’s Family (Jesper Kyd) / Valkyria Chronicle : Main Theme (Daisuke Kawaguchi) / God of War 3 : Main Theme (Gerard Marino) / Yakuza 4 : For Faith

6 réflexions au sujet de « Je Game Moi Non Plus #16 – Jeu Vidéo Et Histoire (Avec Une Grande Hache) (avec Romain Vincent et Antonin Congy) »

  1. Merci pour la dédicace et le podcast, d’autant que je suis moi-même dans l’enseignement de l’histoire !
    Sinon, dans l’adaptation WTF de l’Histoire de France en jeux vidéos, il y a le tactical l’Aigle de Guerre sur GBA, qui a même eu droit à une sortie française et où Napoléon et ses généraux d’Empire sont confrontés à des démons !

    • Effectivement je suis au courant de ta profession, d’où le petit clin d’œil sur Twitter 😉

      Avec ton œil de spécialiste qu’as-tu pensé de ce numéro, du coup ?

  2. Ca y est j’ai terminé l’écoute du podcast, et permettez moi de vous dire que j’ai adoré, j’ai trouvé les intervenants très intéressants. voilà, c’est mon numéro préféré et je ne manquerai pas de le réécouter!!!

    D’autant plus que vous évoquez mon jeu CULTE, Broken Sword, qui m’a, à l’époque, fait découvrir les histoires de Templiers et Assassins qui m’ont passionné pendant des années (c’est un peu retombé depuis que le sujet est mis à toutes les sauces…). D’ailleurs si l’histoire des Assassins intéresse quelqu’un, je recommande vivement le roman « Alamut » de Vladimir Bartol, qui traite de l’origine de l’ordre, son idéologie, la manipulation des initiés… (avec en fond une dénonciation des régimes totalitaires de la 1ère moitié du XXème siècle)

    Vous parlez aussi d’uchronies partant du principe que l’Allemagne Nazie avait remporté la 2ème Guerre Mondiale, et sur ce sujet je me permets aussi de recommander un livre, « Le Maître du haut château » de Philip K. Dick, dans lequel l’auteur imagine les conséquences qu’auraient pu avoir une victoire de l’Axe.

    Pour terminer, une petite précision, que je ne pouvais manquer d’apporter vu mon fanatisme pour la série des Broken Sword, le Manuscrit de Voynich est l’épisode 3 et non le 4 (les Gardiens du Temple de Salomon)

    Bref, merci pour vos podcasts, je vous suis toujours assidûment avec grand plaisir 🙂

    • Merci Yashide.
      Je n’étais pas dans cet épisode, mais c’est le genre de commentaire qui donne envie de faire encore et encore mieux ! 😉

      Effectivement le Maître du Haut-Château est un bouquin intéressant, bien que sa narration soit un peu lourde. Gaëtan et moi avions rapidement abordé K.Dick (pour Ubik) dans le podcast n°13 🙂

      • oui j’avoue que c’est un peu lourd. Je l’ai lu en Anglais et c’est seulement à la 2ème lecture que j’ai réussi à saisir un peu plus les subtilités de l’histoire ( pas TOUTES les subtilités, c’est quand même du Dick, faut pas déconner :D)

  3. L’article sur l’utilisation d’Assassin’s Creed II et Brotherhood au lycée que vous aviez promis : http://pedagotice.blogspot.fr/2011/05/la-renaissance-avec-assassins-creed-ii.html
    🙂

    C’est en faisant des recherches sur cet article que j’ai fini par écouter votre excellente émission.

    En ce qui concerne la Première Guerre mondiale, je pense qu’un FPS bourrin aurait ça place avec les corps francs ou les nettoyeurs de tranchée. Bien sûr, on ne conserverait que les phases d’assaut, plutôt que de passer son temps à combattre les rats dans la boue.

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