Je Game Moi Non Plus #49 – La Narration Environnementale : Les Murs N’Ont Pas Que Des Oreilles

Depuis la fin des années 2000, avec les séries des Bioshock et des Souls, les développeurs et les commentateurs se sont mis à discuter de narration environnementale. En apparence, la définition est simple. La narration environnementale, c’est le fait de raconter un jeu via les environnements que le joueur traverse ou les éléments du monde que le joueur rencontre. Il s’agit d’une manière indirecte de raconter une histoire.

Mais, comme souvent dans JeGameMoiNonPlus, les apparences sont trompeuses. Si on creuse un peu le concept, plusieurs éléments posent question. Pourquoi s’est-on rendu compte si tard que les décors racontaient des histoires ? Et est-ce vraiment le cas ? Quelles sont les méthodes des narrations dites environnementales ? Ces méthodes sont-elles purement environnementales ?

Olivier, Fred, Julien et Gaëtan se chargeront de répondre à ces questions, de manière plutôt critique. Ils remettront d’abord en cause l’hégémonie des années 2000-2010 sur la narration environnmentales. En comparant leurs expériences de jeu, ils chercheront à définir les mécanismes efficaces de ce type de narration. Et ils finiront par se rendre compte, en faisant entrer le gameplay dans l’analyse, que la question est encore plus complexe qu’anticipé. Mais, chers auditeurs, vous ne souhaiteriez quand même pas que l’on vous laisse, à la fin de l’émission, avec moins de questions que vous en aviez au départ ?

Retrouvez-nous sur Twitter :

– Gaetan : @GaetanBlaise
– Olivier : @JGMNP_Olivier
– Fred : @fureddo_jigoku
– Julien : @JGMNP


Générique de l’émission : Lukhash – Beginning of Anxiety.
Illustration : Uncharted 4 : A Thief’s End / Naughty Dog © Tous Droits Réservés

Je Game Moi Non Plus #48 – En Ver et Contre Tous, la série Earthworm Jim (avec Zéphirin)

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De l’humour, de l’action, de la folie dans cet épisode consacré à la série Earthworm Jim! Pour rester dans le rire et ne pas tomber dans la honte et l’embarras, nous écarterons l’épisode 3D pour nous concentrer sur les deux premiers.

Zéphirin et ses grands éclats de rire nous accompagneront tout du long. En plus d’officier aux côtés de nos collègues du podcast la Caz Rétro pour défendre le jeu vidéo ancien et honorable, Zéphirin dessine pour le magazine BD Psikopat.
Hôte parfait pour ce numéro en somme puisque Earthworm Jim est né du crayon cinglé de Douglas TenNapel, animateur de son état !

Croisement fantastique entre Tex Avery et les Monty Python, la série nous a poussé vers l’analyse de son humour bouffon. En premier lieu, nous traiterons des liens comiques que les jeux entretiennent avec le joueur puis nous étudierons les aspects parodiques et satiriques du diptyque.

Pour suivre Zéphirin :

http://www.psikopat.com/

http://lacazretro.fr/

Sources :https://killscreen.com/articles/laughing-stock-doug-tennapel/


Générique de l’émission : Lukhash – Beginning of Anxiety.
Illustration : Earthworm Jim /Virgin Interactive © Tous Droits Réservés

Je Game Mais Pas Que #5 – Listes de Noël… à Contraintes !

jgmpq5Si vous avez écouté le dernier épisode en date de Je Game Moi Non Plus, vous savez qu’on vient de fêter nos 5 ans. Et également que ce numéro contenait notre « briefing » concernant le sujet qui nous intéresse aujourd’hui. Le principe du 5e spin-off d’ouverture culturelle Je Game Mais Pas Que est celui de la liste de Noël… à contraintes ! Pour ce faire, chacun a pioché des mots dans 3 bols différents, représentant le type d’objet (exemple : un livre), un qualificatif (exemple : « d’aventure ») et la cible du cadeau (exemple : un oncle raciste). Chaque personne s’est donc retrouvée avec 2 cadeaux à offrir virtuellement… et, bien évidemment, certains ont eu plus de chance que les autres ! En espérant vous avoir (pourquoi pas ?) aidé à faire vos courses de Noël, on vous souhaite de passer un bon moment avec ce numéro plein de découvertes, de bonne humeur et d’ouverture. A la prochaine et bonnes fêtes de fin d’année !


Principales œuvres citées :

  • Misfits (Série TV)
  • The Typing of the Dead (Jeu)
  • Fahrenheit (Jeu)
  • Transmetropolitan (Comics)
  • Chef’s Table (Série TV)
  • And Never The Twain (Concert/Musique)
  • Das Experiment (Film)
  • Best of de Carlos (Musique)
  • Paroles de Fralib / Lecture de Philippe Durand (Sortie/Expo)
  • Des Cannibales, tiré des Essais de Montaigne (Livre)
  • Fun Home (BD)
  • Des Fleurs pour Algernon (Livre)

Rubrique de fin :

  • Olivier : Stranger Things
  • Julien : Twilight Princess HD & A Link Between Worlds
  • Antoine : Festival AMAZE (Berlin)
  • Fred : The Neon Demon
  • Gaëtan : Essai d’empirisme radical
  • Mehdi : Jodorowsky’s Dune

Erratum : La compilation de musique noise évoquée n’est pas exclusivement japonaise mais internationale, et n’est pas trouvable sous le nom Noizu Wō (ça, c’est la prononciation phonétique japonaise, ノイズ・ウォー, et le titre d’un ouvrage de l’artiste Merzbow, qui participe à la compil’) mais Noise War, en anglais, chez Mother Savage Noise Productions. Petit cafouillage, donc, désolé !

Générique de début : Lukhash – Beginning of Anxiety. Jingles intermédiaires : Misfits Trailer / Kurt Stenzel – Parallel World (Dune OST) Générique de fin : Ramin Djawadi / Westworld / Paint It, Black. Images d’ouverture : Zelda: Twilight Princess et The Neon Demon. Droits réservés à leurs auteurs respectifs.

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Je Game Moi Non Plus #46 – Auteur Heaven : Notion d’Auteur Et Jeu Vidéo

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Qu’est ce qu’un auteur de jeux vidéo ? Quelles grandes thématiques les obsèdent ?Comment s’organise le droit d’auteur dans le jeu vidéo ?

Autant de questions auxquelles nous ne répondrons pas dans cette émission ! Dans cette 46ème émission, nous nous intéresserons à la façon dont le milieu vidéoludique perçoit l’auteur, nous observerons son évolution au cours de ces 37 dernières années.

Avant d’être cette évidence partagée par nombre d’intellectuels, la notion d’auteur est une pure construction naissant timidement au cours du XIIIème siècle et s’imposant définitivement au cours du XIXème siècle. Au moyen âge, en littérature, l’auteur est limité, il est comme élu par les instances religieuses. Il ne suffit pas d’écrire un ouvrage pour devenir auteur, il faut des qualités bien particulières. Au XIXème siècle, l’auteur tue Dieu. Sainte Beuve, critique littéraire, conçoit toute une théorie pour analyser l’intention de l’écrivain, relier biographie et œuvre… En peinture, on chasse la moindre signature sur chaque tableau… L’auteur est loué et même si des Mallarmé, des Proust fin XIXème/début XXème ou plus encore Michel Foucault et Roland Barthes (avec leur théorie sur la mort de l’auteur dans les années 1960) tentent d’endiguer la portée de cette notion, elle perdure encore à notre époque.

Poursuivons avec le cinéma -plus proche des jeux vidéo- où la notion est extrêmement solide. En 1948, Astruc écrit un article fondateur, « La caméra stylo » qui établit le cinéaste comme auteur et inspire un groupe de critiques exerçant aux Cahiers du Cinéma. Les « Jeunes Turcs » (les Truffaut, Godard et Chabrol… futurs réalisateurs de la Nouvelle Vague), comme surnommé par André Bazin, premier rédacteur en chef des Cahiers, défendaient une notion d’auteur maximisée et dénommée politique des auteurs. En délimitant un corpus précis, constitué aussi bien de cinéastes art et essai que de cinéastes hollywoodiens, cette « politique » fonde son propos sur l’amour éprouvé pour un auteur. Truffaut disait qu’un mauvais film réalisé par un auteur valait mieux qu’un bon film créé par un réalisateur extérieur au corpus.

Qu’en est il du jeu vidéo ? Si cette notion occupe peu de place dans les débats quotidiens, elle a tout de même creusé son trou au fil des ans. Nous retracerons son essor en partant des années 80 et 90, âge obscur où la figure de l’auteur se fait discrète. Nous traiterons de la seconde période -du milieu des années 90 jusqu’à la fin des années 2000- où elle prend son envol : le milieu professionnel et le public caractérisent dès lors plusieurs visages. Troisièmement, nous verrons comment, dès la fin des année 2000, la figure de l’auteur se diversifie, s’impose chez une poignée d’intellectuels et de développeurs, mais aussi la façon dont elle est freinée par les logiques du monde vidéoludique.

Sources :

Qu’est ce qu’un auteur ? http://www.fabula.org/compagnon/auteur.php

Next Generation : https://archive.org/details/next-generation-magazine

Playstation Magazine : http://abandonware-magazines.org/affiche_mag.php?mag=103

« The lord of game developers » : http://www.salon.com/2000/05/05/molyneux/

Games Magazine : http://www.games-magazine.fr/

The auteur movement : https://www.youtube.com/watch?v=XUWFH17Q3Aw


Générique de l’émission : Lukhash – Beginning of Anxiety.
Jingles utilisés : Mdk, Tommy Tallarico, Prologue / Policenauts, Kukeika Club, Old L.A 2040 / Super Meat Boy, Danny Baranowsky, The Battle of Lil’ Slugger / Fable 3, Russel Shaw, Reaver Mansion
Générique de fin : The Bedquilt Ramblers – Long Journey Home (Kentucky Route Zero)
Illustration : Peter Molyneux © Tous Droits Réservés

Je Game Moi Non Plus #45 – La Voix (Dans Le Jeu Vidéo) Est Libre

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Incarnation d’une certaine idée du futur du jeu vidéo, celui des Full Motion Video dans les années 90, les voix font aujourd’hui partie de notre quotidien vidéoludique. Depuis une quinzaine d’années, il arrive même que des acteurs célèbres prêtent leurs voix à des personnages, soient modélisés et livrent une “performance” pour un jeu : Kevin Spacey pour Call of Duty: Infinite Warfare, Jean Réno pour Onimusha 3 ou Kiefer Sutherland pour Metal Gear Solid 5.

Comment peut-on mettre à profit les voix dans le jeu vidéo ? Peuvent-elles avoir une autre fonction que d’apporter plus de réalisme ou de crédit à une production ? L’émission sera divisée en trois parties. Dans un premier temps, on s’attardera sur les doublages. Puis, nous nous focaliserons sur des titres où le doublage est intimement lié au gameplay, voire le seul point d’entrée dans l’interactivité. Enfin, nous conclurons ce podcast en revenant sur les jeux qui nous paraissent les plus marquants de ce point de vue, la voix devenant un élément indispensable à la narration, ou permet de faire exister des personnages à elle seule.


Générique de l’émission : Lukhash – Beginning of Anxiety.
Jingles utilisés : Gustavo Santaolalla – Smugglers (The Last of Us), Extrait du doublage français de Binary Domain, Darren Korb – The Pantheon (Ain’t Gonna Catch You) ; (Bastion), A Thief’s End – Henry Jackman (Uncharted 4: A Thief’s End)
Générique de fin : Garry Schyman – Welcome to Rapture (Bioshock)
Illustration : Portal 2 © Valve